L'agonie de Christ (partie 1)

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obéissance  souffrance  prière  croix 

Gros plan sur une épine de la couronne d'épines de laquelle tombe une goutte de sang

Le chemin de Jésus entre son dernier repas avec ses disciples et sa crucifixion nous est décrit en détail dans la Bible. Souvent appelées “La passion de Christ”, ces heures de souffrance ne nous sont pas rapportées par hasard : voici pourquoi dans cette période de Pâque(s) nous devons en saisir l’importance.

La “Passion” du Christ est l’ensemble des évènements qui ont précédé et accompagné la mort de Jésus. Le récit et les annonces de la Passion se trouvent dans les évangiles. Le mot Passion est ici un faux-ami, en ce qu’il ne décrit pas l’énergie ou le zèle de Jésus —quoique le récit n’en manque pas !— mais sa souffrance (physique, morale, spirituelle). En effet le mot “passion” vient du verbe latin “patior” qui signifie “souffrir” ou “subir un supplice”. De là vient le mot “compassion” qui signifie littéralement “souffrir avec”. C’est pourquoi dans cette article, j’ai choisi le terme “agonie” pour retranscrire cette période.

Parce qu’il est allé au bout par amour

Au cours de sa vie sur terre, Jésus, avec de grands cris et des larmes, a présenté des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé, à cause de sa soumission à Dieu. Bien qu’étant Fils de Dieu, il a appris l’obéissance par tout ce qu’il a souffert. (Hébreux 5:7-8, Semeur)

La vie de Jésus sur terre a été un long chemin pavé de souffrances, d’amour et d’obéissance. Alors qu’il est lui-même Dieu, il ne nous a pas demandé d’offrir nos vies sans montrer lui-même l’exemple parfait de ce qu’est être disciple. Quel supposé autre dieu a fait cela ? S’offrir lui-même par amour ? Aucun !

En cela, chaque fois que nous souffrons parce que nous sommes enfants de Dieu, nous pouvons être certains que Jésus peut nous comprendre car il l’a connu lui-même. Songez plutôt à ces derniers jours où il devait aller au bout de la mission la plus difficile de l’Histoire par amour pour nous :

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. (Jean 15:13)

Il a subi tout cela pour toi, pour moi et pour toutes les faibles âmes de ses créatures qu’il a tant aimées. Oui l’amour véritable ne fait pas que s’annoncer : il se démontre. L’amour de Jésus en agonie est la démonstration de l’amour parfait. Si tu veux connaître la définition de l’amour, ne va pas au dictionnaire, va au calvaire.

Si tu veux connaître la définition de l’amour, ne va pas au dictionnaire, va au calvaire.

Si vous connaissez —ou connaîtrez dans l’avenir— au moins l’une de ces situations en tant qu’enfant de Dieu, alors soyez heureux : vous avez subi le même sort que votre maître, et lui a connu le vôtre. Ainsi est née entre vous une communion de grande valeur : la communion de la souffrance.

Parce que son agonie accomplit les écritures

C’est ainsi que s’accomplit cette prophétie de l’Ecriture… (Jean 19:24) Pour que l’écriture soit accomplie… (Jean 19:28) En effet, tout cela est arrivé pour que se réalise cette parole de l’Ecriture : Aucun de ses os ne sera brisé. De plus, un autre texte déclare : Ils tourneront leurs regards vers celui qu’ils ont transpercé. (Jean 19:36-37)

L’agonie de Jésus n’est pas seulement décrite pour stimuler nos sentiments envers lui. Elle était indispensable pour que la Parole infaillible de Dieu soit accomplie. Lorsque Jésus dira “Tout est accompli” sur la Croix, c’est à la volonté parfaite de Dieu qu’il fera référence.

Oui la coupe à laquelle nous buvons révèle bien à qui nous rendons honneur. Oui nos lèvres embrassent bien l’objet de notre adoration.

Lorsque la coupe de douleur Lui a été présentée, Jésus a dit à son Père : “Non pas ma volonté, mais la tienne.” Ami, de quoi est remplie la coupe qui t’es présentée ? Est-elle un délicieux sirop de succès et d’honneurs humains ? Ou est-elle amère au plus haut point comme celle qu’a bu le Christ ? Oui la coupe à laquelle nous buvons révèle bien à qui nous rendons honneur. Oui nos lèvres embrassent bien l’objet de notre adoration.

Nous aussi nous sommes appelés à obéir à la volonté de Dieu jusqu’au bout. Ne rejetons pas l’honneur de boire à la même coupe que notre Sauveur ! Lui même nous a présenté la coupe de son sang à laquelle nous buvons parfois si religieusement : ce souvenir est celui de l’agonie qui accomplit la grâce et scelle l’alliance parfaite à laquelle nous prenons part.

Parce qu’en ses souffrances il compatit aux nôtres

S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi. (Jean 15:20)

Nous pouvons retirer des souffrances de Christ un grand réconfort. La vie du disciple n’est pas exempte de souffrance car cela a été annoncé. Moins nous serons complices avec ce monde, plus ce dernier nous rejettera. Jésus quant à lui a été rejeté par le monde, il a souffert, et ses souffrances ont élevé notre Seigneur au rang de la perfection.

Or nous qui lui appartenons, nous pouvons endurer ce qui se présente car notre Sauveur a souffert avant nous. Le chemin qui a été pour lui pavé de la morsure du fouet et d’une couronne d’épines nous ne pouvons pas l’emprunter avec des pantoufles d’argent. Oui, comparons notre confort au dénuement de Christ dans ses instants d’agonie. Comparons les acclamations que nous recevons des hommes (applaudissements, “likes”, mots d’honneur…) aux “crucifie-le” de la foule hostile que Jésus a affrontés. Sommes-nous sincèrement disciples ?

Si au contraire tu es dans un temps de souffrance, saisis-toi, ami, de ce réconfort dans tes temps d’agonie. La main percée du Christ se tend vers toi et il te dit : “Nous sommes en communion mon enfant. Tu es davantage avec moi dans ces moments que dans les temps de succès. Je souffre avec toi et je suis là, à tes côtés. Tiens bon jusqu’au bout et tu recevras la couronne céleste.” Car en effet si nous persévérons, nous régnerons aussi avec lui. (2 Timothée 2:12)

Parce que sa mort offre la vie éternelle

C’est en raison de cette volonté de Dieu que nous sommes purifiés du péché, grâce au sacrifice que Jésus-Christ a offert de son propre corps une fois pour toutes. (Hébreux 10:10)
Il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui (Esaïe 53:5)

Nous chrétiens portons comme symbole un objet de torture : la Croix. Non ce n’est pas un bel objet. Qui songerait à porter sur lui une corde de pendu, une chaise électrique, une guillotine ? A coup sûr on dirait de nous que nous sommes morbides !

C’est le sang versé qui nous caractérise et nous unit. C’est la souffrance du Christ qui nous rend reconnaissables aux yeux du monde.

Mais en réalité nous portons cette croix autour de nos cous et sur le fronton ou le sommet de nos églises car il représente une substitution. Il a été frappé, humilié et tué pour que le jugement ne retombe pas sur nous. Ainsi la Croix est devenue la mort de notre condamnation, de notre déchéance et du péché, la mort de la souffrance et de la maladie, la mort de la Mort.

Cette croix est devenue pour nous la marque des rachetés à grand prix. C’est le sang versé qui nous caractérise et nous unit. C’est la souffrance du Christ qui nous donne la paix pour nous âmes et nous rend reconnaissable aux yeux du monde. Oui la Croix que nous arborons, objet de châtiment et d’agonie, est devenue en nous message d’espérance, lumière pour le monde.

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